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Les ateliers de consultation sur les enjeux ont eu lieu les 4, 6 11 et 13 avril. A partir des résultats des ateliers de décembre et grâce à un travail d'étude diagnostic approfondi mené par un groupement de bureaux d'études, les ateliers d'avril ont eu pour objectif d'échanger et d'enrichir l'état des lieux du territoire,  fondations du projet.

 

Les participants ont bénéficé d'une présentation technique de l'évolution du territoire, avant de l'enrichir commectivement par un débat en sous-groupe.

 


 Ces ateliers ont rassemblés sur 4 soirées une centaine d'élus et d'acteurs du territoire. En effet, ont été invités tous les acteurs qui peuvent enricgir le projet sur ses thématiques variées : chambre de commerce, industriels du territoire, association de protection de l'environnement, services de l'Etat, etc.

 

Les présentations sont consultables sur ce site : partie album à gauche - 4 thématiques : économie, habitat, cadre de vie:environnement/attractivité

 

La synthyèse des contributions est retranscrite ci-après :

 

 

  1. Atelier 1 : Dynamiques et forces économiques

    1. Ambiance

 

  • forte participation

  • un discours institutionnel essentiellement porté par la CCI et par un industriel fortement engagé au sein des institutions patronales

  • de nombreuses interventions de personnes sans mandat économique

 

  1.  
    1. Apports des débats-échanges

Zones d’activité

 

  • L’objectif des zones d’activité est bien d’attirer des entreprises. Sur Annonay cela reste difficile. Pourquoi ne fait-on pas aujourd’hui sur le bassin des zones d’activités à haute qualité environnementale, ce qui permettrait de se démarquer par rapport aux territoires voisins ?

  • La difficulté pour les élus locaux est de répondre aux demandes au quotidien : il n’y a pas eu assez d’anticipation et de réflexion sur la spatialisation pour permettre une réponse qui ne soit pas actuellement du « coup par coup » ;

  • La zone en projet de Marenton devrait être dans cet esprit de HQE ;

  • L’arrivée du très haut débit en Ardèche est un atout essentiel pour développer une offre de qualité 

  • Intégrer le développement durable pour promouvoir une image différenciante par rapport aux territoires voisins, mettre en valeur les atouts «  cadre de vie » du bassin et transformer l’image classique et saturée des zones d’activités actuelles ; Quelques entreprises sur le bassin sont déjà dans cette orientation

 

Agriculture

  • La question des emplois liés à l’agriculture est à approfondir. Le prochain recensement est en cours de finalisation.

  • L’étude sur Vivarhône devrait également se terminer prochainement et apporter des informations quantitatives et qualitatives.

  • le maintien de filière comme le lait dont la vulnérabilité est forte

  • la localisation croissante de filières courtes et bio en péri urbain

  • la volonté de la Cocoba de privilégier la filière agri-agro alimentaire : une zone dédiée ? une logistique ad hoc

 

Filière bois :

  • 2 événements majeurs sont à prendre en considération :

    • La tempête de 1999 : 1 Million de m3 de perdu qui a concerné les plus beaux bois ;

    • L’incendie de 2003

 

  • Des surfaces identiques mais les volumes ne sont plus les mêmes

  • Aujourd’hui sur les plateaux boisés de nombreux arbres sont coupés avant leur maturité : économie de cueillette ?

 

Tourisme

 

  • Une activité où les investissements à engager sont très lourds voire trop lourds pour les collectivités

  • Il est difficile de soutenir sur la durée les dynamiques en cours, souvent à l’initiative de privés, et de nombreux projets ne sont pas poursuivis ;

Pour faire rester les touristes c’est l’absence d’attractions qui pénalise davantage que le manque d’hébergements.

A contrario, Peaugres et le musée de l’Alambic ont un nombre annuel d’entrées très significatif : ces équipements ont-ils pour autant un rôle d’irrigation vers le reste du territoire ?

  • Il y a une réelle difficulté à valoriser nos atouts : exemple des montgolfières

  • Offre hôtelière : absence d’hôtels formatés pour répondre aux demandes de professionnels en déplacements.

 

  1.  
    1. Les principales problématiques

 

Agriculture

 

  • la fin du modèle polyculture ?

 

Filière bois :

 

  • peut on parler de filière bois sur le Bassin : problème de taille critique, coupure entre 1ère et 2ème transformation ?

  • quelle complémentarité sur la bois avec couloir rhodanien ?

  • validation de la filière bois énergie : il y a probablement une niche significative sur le bois-énergie, mais nécessité de démarche globale pour rester dans une logique durable ( zone de chalandise d’ 1H30)

 

 

Tourisme

  • Le tourisme est une économie à développer et ce sont aux élus de saisir cette opportunité : quelle activité pour quelle cible ? Quelle stratégie mise en œuvre ?

  • Les produits « industriels » touristiques sont-ils reliés avec l’économie locale ?

  • L’organisation des acteurs et services actuels est-elle suffisamment professionnalisée et en réseau pour offrir une offre pertinente et cohérent sur le bassin

 

 

 

 

 

Zones d’activité

 

  • la culture industrielle dominante conduisant à traiter la question du développement durable plutôt comme une contrainte légitime que comme une opportunité/nécessité/responsabilité pour les 20 prochaines années , le territoire a-t-il la capacité de se fixer des objectifs ambitieux en matière de développement économique durable ou est il conduit à envisager ce positionnement comme un simple argument à la marge ?

  • l’agenda 21, le plan climat peuvent ils être des dispositifs permettant la transition ?

 

 

les filières à développer d’ici 10 / 15 ans ?

  • La filière Châtaigne est à développer sur ce secteur Nord Ardèche (il y a eu un lobbying au Sud au détriment du Nord Ardèche qui a laissé à l’abandon nombre de châtaigneraies et qui n’a pas l’AOC) mais le développement des filières est-il vraiment efficace et pertinent ?

  • La chance du Bassin d’Annonay est d’avoir non pas une seule filière forte mais plusieurs (cuir, papèterie, métallurgie, automobile, pharmacie, construction, …), ce qui a permis au cours de l’histoire au bassin de résister aux différentes crises 

 

un territoire favorable au renouvèlement du modèle industriel

  • Des atouts « merveilleux » sur le bassin, une identité forte et « on voudrait faire comme ailleurs » : pourquoi ?

  •  
    • Les atouts précisés sont

      • Une tradition innovante (puissance créatrice cf la famille Montgolfier, ….)

      • Une situation très favorable, savoirs-faires, cadre de vie, …

      • Une potentialité de développer un tourisme de court séjour avec l’agglomération lyonnaise à « nos portes »

 

  • Une sous-estimation chronique des annonéens sur leur capacité à innover, à ...alors qu’ils ont encore des entreprises performantes et innovantes ;

  • Les entrepreneurs et repreneurs sont apparemment surtout des « locaux » (à vérifier) ;

 

 

 

La complémentarité avec le couloir rhodanien : une opportunité pour le renouveau économique du Bassin d’Annonay ?

 

  • Indispensable de réfléchir à ce rapprochement. Argument premier = « tout passe d’une manière ou d’une autre par l’autoroute » ;

  • Il est essentiel d’anticiper la croissance du trafic automobile et l’amélioration des infrastructures. L’enjeu est bien sur les infrastructures communes comme le pont, échangeur actuel de Chanas avec le développement du port de Salaise/Sanne, le projet d’un nouvel échangeur entre Chanas et Tain…

  • Les échanges existent déjà entre certaines communes du Bassin et les communes voisines comme pour Serrières. L’enjeu est de ne pas chercher à « copier » les voisins qui ont déjà développé et développent de grandes zones d’activités mais de chercher à se différencier (exemple à nouveau de zones HQE, davantage centrées sur le tertiaire voire le quaternaire…

  • Il faut intégrer l’arrivée de la fibre optique qui peut être une révolution et permettre un autre positionnement en terme d’ingénierie et de consulting

 

 

  1.  
    1. Esquisses des premiers enjeux

  • tourisme : peut on considérer que le tourisme sera une activité structurante à terme pour le territoire ou doit il être considéré comme une activité intéressante comme appoint ?

  • bois : au-delà de la 1ère transformation, à l’échelle du Bassin, l’approche filière a-t-elle du sens, ou ne doit pas pour la seconde transformation en restant à considérations micro économiques 

  • aménagement économique : A 10/15 ans, avec le vieillissement de la population, l’augmentation des coûts de déplacements, il est important de repenser le développement et la finalité des «zones d’activités » pour aller vers des zones tertiaires supérieures intégrant des services ad hoc, et valoriser les commerces de proximité : c’est une carte à jouer pour l’aménagement du territoire 

  • stratégie économique : en l’absence d’un référentiel partagé pour guider l’action collective, la priorité sur le développement durable et les éco activité

 

 

  1. Atelier 2 : HAbiter et vivre dans le BAssin

    1. Ambiance

  • Présence d’élus exprimant leurs inquiétudes, notamment pour les petites communes rurales

  • Des techniciens se situant à des échelles supra-communales

 

  1.  
    1. Les apports des débats-échanges

  • L’existant permet 50 ans de foncier disponible. Il faudrait penser l’accueil de nouvelles populations en fonction de ce stock disponible ;

  • Le développement est à repenser autrement ; en particulier en matière de juste répartition du logement social ; dans les solidarités intercommunales

  • Le ratio activité économique / consommation foncière a fortement évolué ;

  • Les documents d’urbanisme montrent que les terrains déjà ouverts à l’urbanisation sont très supérieurs aux besoins actuels

 

  1.  
    1. Les principales problématiques

  • Difficultés des élus de petites communes rurales à se situer dans le périmètre Scot et à produire une politique urbaine adaptée ;

  • Les projections démographique Insee à 20 ans sont-elles de nature à cerner la dynamique possible du territoire au regard de plusieurs variables non prévisibles comme la possible remontée de la pression démographique du couloir vers les piémonts ?

  • Le probable renouveau urbain de la commune « centre » ne sera-t-il pas un facteur d’attractivité capable de convaincre le marché métropolitain ?

  • Comment renouer l’indispensable solidarité entre communes centre et communes plus rurales ?

  • Quelle place donner à la proposition selon laquelle « Annonay serait la plus grosse commune rurale du Bassin » ?

  • Stock de foncier disponible aujourd’hui et perspectives souhaitées de développement

  1.  
    1. Esquisses des premiers enjeux

  • Permettre un positionnement à une échelle inter-communale : comme l’élaboration d’un PADD intercommunal

  • La reconnaissance et la place d’Annonay, ville et agglomération

  • Le type de développement souhaité

 

 

  1. Atelier 3 : attractivité et accessibilité du BAssin

    1. Ambiance

  • une certaine difficulté à se situer au-delà du périmètre du Bassin d’Annonay

  • un besoin d’échanges, de partages

 

 

  1.  
    1. Les apports des débats-échanges

  • la préoccupation transport collectif prend une place de poids dans les débats

  • la préoccupation « infrastructures » reste prioritaire dans les échanges comme si les autres dispositions ne paraissaient pas crédibles

  • les enjeux énergétiques ne sont évoqués qu’à la marge

  • le constat d’une attractivité démographique forte

  • les nouvelles populations

  • la nécessité des services à la population

  • la prise en compte des besoins spécifiques : petite enfance, jeune, personnes agées

  • tendance à la dégradation de la qualité de vie

  • les points noirs que sont les entrées de ville et particulièrement Davézieux

  • l’attraction de villes moyennes comme Romans, Vienne

  • plus d’attention aux paysages urbains

 

 

  1.  
    1. Les principales problématiques

  • le tout route , tout voiture n’est il pas vécu comme un impératif légitime qui empêche cependant toute réflexion alternative ?

  • l’approche par les infrastructures n’évite t elle pas d’aborder la question des usages surlesquels les modes opératoires sont encore peu connus et relèvent plus du service, du lien que du « hard »

  • n’est on pas trop polarisé sur la façade est du Bassin au risque d’oublier les articulations avec la façade nord-ouest ?

  • le renouvellement du mode d’habitat et d’urbanisation

  • les concurrences des villes du sud

  • le renouveau de l’offre économique pour répondre aux attentes du tertiaire

 

 

  1.  
    1. Esquisses des premiers enjeux

  • ne pas se focaliser sur les seules attentes à très long terme

  • la place d’Annonay

  • ne pas devenir une espace’ dortoir

  • la généralisation d’une demande de service de type urbain

  • l’émergence (non encore acceptée ?) d’un mode de vie urbain dans un espace qui veut s’identifier au rural.

 

  1. Atelier 4 : qualité et cadre de vie

    1. Ambiance

De nombreux compléments apportés sur les données présentées. Une participation active et constructive, à la fois au cours de la présentation de l’état des lieux et dans les sous-groupes.

Des compétences techniques évidentes chez les participants, qui pourraient être mobilisées.

Des travaux en cours (eau, zones humides, assainissement, …) dont il faudra suivre les résultats.

 

Besoins exprimés : des attentes pour une meilleure connaissance sur les questions des ressources naturelles, des paysages, …Les échanges montrent un déficit de données précises et localisées/localisables.

 

Sur les ressources locales et énergies, expression de points de vue contradictoires

 

  1.  
    1. Les apports des débats-échanges

  • Sur les paysages :

  • mettre plus en évidence les marqueurs identitaires que sont la forêt et l’agriculture

  • faire le lien avec l’étude SDAU

  • souligner la fermeture des paysages et ses conséquences, risque d’irréversibilité

  • mettre en valeur les cultures en terrasse, mais aussi les paysages urbains, les paysages industriels

  • mentionner la dégradation visuelle des centres bourgs

 

  • Sur les ressources

  • les tensions sur les zones humides qui ont été urbanisées en péri urbain (étude en cours du syndicat des 3 rivières)

  • énergie : les chiffres données sont erronés : se rapprocher de Polen pour obtenir les informations sur l’implantation du photovoltaïque, du Eau Chaude Sanitaire ;

  • éolien : on sait identifier les secteurs propices , mais déficit de structure pour accompagner les collectivités dans la mise en place ; un schéma en cours

  • Méthanisation : débat sur la pertinence des projets en cours

  • Géothermie : un potentiel ignoré

 

  • Sur l’eau

  • ressource en eau : syndicat des 3 rivières a engagé une étude sur les volumes prélevables

  • les réseaux pluviaux des communes sont sources de pollution par hydrocarbure

  • mieux cerner l’exposition de la ressource en eau aux risques de pollutions permanents ou accidentels du transport, et risque chimie

  • Voie ferrée : risque de pollution accidentelle

  • Problématique lourde la raréfaction de la ressource en eau, en particulier en période d’étiage

  • Villevocance va être raccordée à Annonay, donc pollution en moins

  • 3 syndicats interconnectés

  1.  
    1. Les principales problématiques

  • Un besoin de connaissance ;

  • Une meilleure compréhension et analyse entre les différentes composantes du système et leur interaction : paysages, urbanisme, ressources locales…

  • Un déficit de vision sur les dynamiques engagées (énergies, eau, …)

  • Absence de critères communs pour apprécier les situations, les actions engagées ou à engager, …

 

 

 

 

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