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                    Y a t-il une offre suffisante en en transports en commun ?

            Que pensons-nous de la qualité de nos paysages ?

            Les besoins en logements sont-ils les même pour tous ?

            Quelle consommation des espaces naturels et agricoles ?

            Quelle est la vitalité économique du bassin ?



Il s'agit de définir ensemble les grands objectifs d'aménagement de notre territoire afin d'assurer sur le long terme sa vitalité économique et sociale et la qualité de notre cadre de vie.
Le mois de septembre 2010 a vu le lancement de ce projet par l'organisation de 3 rencontres territoriales qui ont rassemblé environ 120 élus.

 

Le travail se poursuit en décembre 2010 par cette étape de diagnostic participatif : sous la forme d'ateliers thématiques spécial élus - mobilisant les élus communaux et intercommunaux, l'objectif est d'écouter leur perception du territoire : quelles sont  ses forces et ses faiblesses ?

L'expression de cette vision, complémentaire avec  les analyses du bureau d'études, sont des éléments importants de la construction collective de ce projet..


Plus de 130 élus ont participé à l'ensemble de ces ateliers, et les débats ont été particulièrement riches et diversifiés.

 

 

Vous trouverez ci-après le texte de synthèse des ateliers

 

La synthèse sous forme de diaporama est visualisable sur le blog dans la partie "album photo".

La restranscription des contributions est disponible sur la page "Ateliers de diagnostic participatif  : retranscription des contributions"

 

 

Synthèse des ateliers

 

 

  1. préambule :

Cette note met en formes les compte rendu de chacun des 4 ateliers qui se sont tenus au cours du mois de décembre et réunissaient les élus locaux ; leurs objectifs étaient de susciter une expression très ouverte sur les grandes problématiques du territoire et sur la place que celles-ci doivent prendre dans la démarche SCoT sur le bassin d’Annonay.

Ces 4 ateliers traitaient séparément de :

  • l’économie

  • l’habitat

  • les ressources naturelles

  • les services

Les « minutes » de chacun de ces ateliers sont en ligne sur le site du syndicat mixte ; un état des lieux des origines géographiques des participants aux travaux a été fait pour chacun des 4 ateliers.

La 5ème partie de cette note propose une synthèse transversale aux 4 ateliers.

 

 

 

 

  1. compte rendu atelier economie

Les débats ont permis une large confrontation de représentations différentes sur la situation économique du territoire, sans pour autant dégager toujours des orientations totalement finalisées ; celles-ci apparaîtront avec les prochains ateliers.

 

  1.  
    1. Les caractéristiques majeures du territoire

On s’accorde à constater que le passé industriel de ce territoire est encore prégnant et qu’il structure en profondeur le projet économique local. Soit pour certains, en étant trop captif d’une activité peu porteuse en termes de valeur ajoutée et de potentiels d’emplois, soit, pour d’autres, en considérant que cette culture industrielle est une chance car porteuse d’une image sécurisante pour des investisseurs et des entrepreneurs.

En tout état de cause, l’articulation est à faire entre la tradition industrielle du Bassin et son projet à long terme.

 

  1.  
    1. Perspectives porteuses de développement

  • Plusieurs axes de développement ont été proposés. Les uns autours des ressources endogènes (l’eau, le bois, l’agriculture et l’agro-alimentaire), les autres, autour d’activités combinant technologie et compétences comme les bio technologies, la micro électronique, les services aux entreprises.

  • S’il y a bien émergence pour considérer le tourisme comme un secteur à potentiel, il y a matière à débat pour préciser les modalités de sa mise en œuvre. Il a semblé souhaitable de procéder à des équipements lourds (plan d’eau) et création d’évènements pour accompagner le développement de cette activité.

  • Il est admis que l’artisanat devrait être créateur d’emplois, pour autant, peu de précisions ont pu être apportées sur le type d’activités à développer.

  • Le rôle de la culture, l'artisanat d'art et l'organisation évènementiels ont été évoqués comme vecteur d'emplois mais aussi d'image, une base de marketing territorial

  • Le secteur des services a été considéré comme potentiellement porteur de dynamiques économiques autour de deux directions de travail  : celle des services en lien avec l’industrie semblant l’emporter sur celle de services exogènes au tissu économique local.

  • Il a été indiqué qu’autour des TIC, de grands projets d’équipements sont en cours et seront porteurs de développement.

  • La fonction commerce, plutôt fragilisée, devrait faire l’objet d’attention particulière par une reconquête du commerce de centre ville sur Annonay et par le maintien de services de proximité dans les petites communes.

  • Le débat sur la grande distribution a montré le besoin de plus de réflexion pour clarifier les conditions d’évolution de la grande distribution sur le territoire

 

  1.  
    1. Etat des lieux du territoire

Les échanges ont surtout porté sur l’environnement et le cadre dans lequel l’activité économique se développe plutôt que sur les secteurs d’activités économiques eux-mêmes.

  1.  
    1.  
      1. Points faibles :

  • s’agissant de l’organisation du tissu économique : il a été indiqué que celui-ci était trop dépendant de centres de décision externes au territoire, avec des financeurs exogènes qui l’auraient trop souvent vidé de sa substance.

  • on constate que les infrastructures pourtant souvent proches (fluvial, TGV, autoroute, route …) restent encore trop inaccessibles. Une controverse à ce sujet a porté sur deux points de vue distincts :

    •  
      • en l’état, ce n’est pas un handicap majeur, en particulier pour le fonctionnement des PME,

      • quand pour d’autres, il paraissait urgent de prendre la mesure de cet handicap lourd pour le bon fonctionnement des entreprises.

  • S’il existe bien sur le territoire des PME innovantes, celles-ci devront cependant surmonter un obstacle du fait de l’absence d’une offre de formation et de recherche supérieure.

  • Il est admis que la Vallée et le plateau d’Annonay sont plutôt accessibles, quelques difficultés pour des petites communes rurales des arrière-pays : l’accent a surtout été mis sur le caractère handicapant du réseau routier pour l’accessibilité de petites communes rurales des arrières-pays.

  • Le commerce de proximité apparaît très fragile et sa survie semble parfois menacée.

  1.  
    1.  
      1. Les atouts identifiés sont nombreux :

  • Ils sont pour la plupart en lien avec le cadre de vie, la structuration urbaine, la qualité des équipements publics et l’existence d’un tissu économique diversifié. Le niveau général de l’offre de formation initiale est reconnu comme bon, ainsi que la qualité de la main d’œuvre.

  • La forte identité du territoire est un autre facteur favorable, source de lisibilité par l’externe et de maturation en interne.

  1.  
    1. Perceptions et préconisations pour le SCoT

Au sein de cet atelier, le SCoT n’a pas été perçu comme une procédure « repoussoir », porteuse de risques pour le territoire avec les élus locaux, mais comme un Projet à mettre en œuvre.

S’agissant des propositions à prendre en compte dans le SCoT, nous retiendrons les souhaits et attentes suivantes :

  • Meilleure articulation habitat (bassin de vie) et zone de travail (bassin d’emplois)

  • Eviter les zones dortoir

  • Préserver les zones agricoles

  • Renforcer l’infrastructure à vocation économique

  • 2nd pont sur le Rhône

  • Elargissement du pont rail de Chanas

  • Elargissement des zones d’activités déjà existantes

  • Réflexion sur la spécialisation de la zone d’activités

  • Aménagement d’une piste cyclable de l’ancienne voie SNCF

  • Création d’un plan d’eau.

  1. compte rendu Atelier Habitat

    1. Les caractéristiques dominantes du territoire

Les échanges de l’atelier ont surtout mis en avant le caractère rural des communes et leurs difficultés à y projeter un mode de développement équilibré et durable. La composition de l’atelier (majoritairement des communes à dominante rurale) explique probablement cette orientation dominante.

  1.  
    1. Les perspectives pour le territoire

Les débats ont porté sur les conditions d’aménagement et d’organisation du territoire . Il se dégage de cet atelier une attente pour assurer une croissance démographique des villages afin deconforter des équilibres perçus comme précaires.

L’accent a été mis sur une approche du bassin d’Annonay, dans la suite des travaux, à travers 5 problématiques  en lien avec les préoccupations démographiques:

  • Les jeunes pour lesquels il s’agit de conduire une politique de logement adaptée à leurs situations.

  • Les personnes âgées à travers le maintien à domicile, des résidences adaptées, la proximité des services et des commerces.

  • Le social qui mérite d’être traité au niveau du Bassin plutôt que commune par commune.

  • Les déplacements qui restent à organiser pour permettre la meilleure intégration des personnes au sein des communes.

  • Le maintien d’activités dans les petits villages à travers les commerces, les services, les écoles.

  1.  
    1. Etat des lieux du territoire

      1. Les points faibles :

  • Les participants ont mis l’accent sur des tendances qui fragilisent les centres des communes : la désaffection du logement social et des logements de cœur de villages, la désertification du centre ville d’Annonay .

  • La trop forte consommation d’espace, la forte progression de l’habitat individuel et la dispersion de l’habitat, sont apparus comme une autre tendance lourde, perturbatrice pour l’équilibre local.

  • Les déplacements des personnes par transport collectif sont insuffisamment organisés, d’une part pour rejoindre les zones d’activités et plus particulièrement celle de la vallée, et d’autre part pour relier le centre ville aux communes périphériques.

  • La montée en puissance du logement pavillonnaire qui a été privilégié au cours de ces dernières années, conduit à freiner le renouvellement de la population, car l’offre d’habitat qui en résulte n’est pas adaptée aux attentes d’une grande partie de la population.

  • La progression démographique peut être dans certains cas facteur de déstabilisation des petites communes qui doivent s’engager dans des travaux surdimensionnés pour leur capacité financière.

  1.  
    1.  
      1. Les points forts :

Les participants à l’atelier ont considéré que le territoire bénéficiait de vrais atouts, sources d’attractivité ; parmi les plus cités :

  • Le centre urbain d’Annonay,

  • Le cadre de vie,

  • Les paysages,

  • La disponibilité foncière.

  1.  
    1. Perceptions, questions et préconisations pour le SCoT

Cet atelier a conduit à de vraies interrogations sur le SCoT, en particulier sur les prescriptions, les choix et les marges de manœuvre qui en résulteront pour les élus locaux.

  1.  
    1.  
      1. Les propositions de principe :

  • Garantir un réseau routier de qualité,

  • Eviter le mitage,

  • Veiller à la mixité sociale,

  • Articuler habitat et emploi,

  • Articuler habitat et axes de communication,

  • Densifier mais aussi décloisonner,

  • Respecter les paysages,

  • Favoriser la mixité générationnelle,

  • Développer l’offre de transport collectif.

  1.  
    1.  
      1. Les attentes et les questions en suspens :

  • Définir les bonnes règles de diffusion de l’habitat social.

  • Mener une réflexion sur les nouveaux modes/formes d'habiter : le rapport liberté/contrôle publique dans l'architecture contemporaine, la construction bois, l'habitat léger (yourtes?)

  • Quelle place dans l’avenir aux pavillons dans les villages ?

  • Jusqu’à quelles prescriptions le SCoT peut-il aller en matière de construction, de croissance démographique, de principe de densification ?

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    1.  
      1. Les craintes :

  • L’introduction de règles via le SCoT remettant en cause la classification des terrains : quel équilibre entre régulation publique et libertés individuelles ?

  • La concentration des droits à bâtir sur Annonay.

  • La perte de pouvoir des élus locaux en matière d’urbanisme

  • La crainte d'une densité imposée, d'une remise en cause du modèle pavillonnaire qui ne serait pas attractive pour de nouveaux habitants, et qui remettrait en cause le paysage rural

 

  1. compte rendu Atelier services

L’atelier à forte composante d’élus issus des petites communes s’est concentré prioritairement sur le développement des communes de type rural en examinant l’articulation actuelle services / communes et les perspectives à en attendre.

Les débats ont abordé la question du désengagement des services publics sur les territoires.

  1.  
    1. Caractéristiques dominantes du territoire en regard de l’atelier 

Au même titre que les infrastructures ou le patrimoine culturel, les services ont été abordés comme une composante à part entière, un volet de l’offre du territoire et non comme une simple activité économique

  1.  
    1. Les perspectives pour le territoire 

Tout autant que par une intensification de l’offre en services, c’est aussi par le maillage, la mutualisation des offres disponibles que l’offre en services progressera sur un territoire. Dans cette perspective, 5 axes ont été mis en valeur :

  • Les TIC, l’accès au très haut débit : la FFTH (Fiber To The Home) qui plus que l’ADSL, sera porteuse d’une diversité de potentialités, dont sont attendues des retombées au sein des entreprises, dans le télétravail, mais aussi dans les services directs aux personnes.

  • La mobilité est un autre service attendu pour permettre une plus grande autonomie des populations. Ceci passera par le développement des transports collectifs et une qualité du réseau routier, de meilleures relations entre villes et villages.

  • Les services à la personne (aîné, enfance) seront à renforcer : c’est une des conditions pour permettre le maintien des populations en milieu rural. A ce titre, il a été recommandé de renforcer la place de la collectivité dans la constitution d’une offre de proximité. Deux préconisations sont faites en matière d’organisation : celle du maillage des services (santé ..) comme condition pour tendre vers une offre globale satisfaisante et celle de la mutualisation des équipements culturels et sportifs, en particulier.

  • La bonne santé du commerce de proximité est apparue essentielle pour maintenir l’équilibre et la vitalité des petites communes mais aussi pour réduire la dépendance avec l’automobile.

  • Le tourisme, quant à lui, peut être une occasion pour rentabiliser la mise en place de services au bénéfice de la population ; le déficit d’activités ludiques et éducatives, pourrait être atténué par le biais d’un usage touristique.

  1.  
    1. L’état des lieux du territoire

  1.  
    1.  
      1. Les points faibles qui se dégagent :

  • Le déséquilibre de l’offre de services entre milieu rural et urbain, en particulier dans le domaine de la santé,

  • Le déficit de structures, sportives, culturelles en milieu rural

  • L’insuffisante présence d’EDF et de France Telecom, en particulier pour la maintenance,

  • La mauvaise qualité du réseau routier secondaire.

  1.  
    1.  
      1. Les points forts :

  • Ils relèvent de la qualité de la vie et de la proximité des grands centres urbains.

  • Localement, il est à noter une forte densité associative.

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    1. Les préconisations pour le SCoT 

  • Faire du maillage, une ressource territoriale,

  • Prendre en compte le schéma TIC / Drôme Ardèche,

  • Créer une typologie des communes et les besoins en services qui en découlent.

 

  1. compte rendu Atelier Ressources

Les contributions à l’atelier ont principalement été centrées sur les questions de ressources naturelles et paysagères, mettant en évidence à la fois les fonctionnements actuels autour de l’agriculture et de la forêt et les potentialités liées aux nouvelles exploitations énergétiques. C’est le seul atelier où les impacts du changement climatique ont été abordés.

 

  1.  
    1. Les caractéristiques dominantes du territoire au regard de l’atelier

  • Le territoire du SCoT du Bassin d’Annonay a été vu comme un espace naturel à fortes potentialités eu égard à son voisinage de la rive droite.

  • Si les qualités naturelles du territoire sont appréciées, elles ne sont pas perçues aujourd’hui comme étant des ressources porteuses de développement économique fort; Toutefois, les participants ont montré que celles-ci pouvaient contribuer à une dynamique du territoire.

 

  1.  
    1. Les perspectives par territoire

Dans les propositions qui sont faites, ont peut distinguer celles qui visent à la promotion de l’existant (agriculture, forêt), et celles qui sont plutôt centrées sur la mise en place de nouveaux axes de travail (éolien, photovoltaïque, géothermie, tourisme, …).

  • L’agriculture a plus été appréhendée comme un secteur qu’il fallait protéger et mettre en valeur économiquement, en particulier à partir des produits du terroir qu’un secteur à fort potentiel de développement. Son rôle est essentiellement dans l’ouverture des paysages. Elle peut être un support de développement pour le tourisme.

  • La forêt est très morcelée, elle constitue un réservoir de matières premières insuffisamment valorisé par une activité de transformation. La proximité du fleuve devrait être un atout pour le fret – bois. Les impératifs liés au changement climatique justifieraient une meilleure valorisation de cette ressource. Pour cela, il serait nécessaire d’envisager un renforcement en service technique d’appui (actuellement, un seul technicien pour 6 500 propriétaires).

  • L’eau, le vent, le soleil, sont d’autres ressources à potentiel pour le territoire. Qu’il s’agisse de la géothermie, du photovoltaïque ou de l’éolien, le territoire est prêt à accueillir et à poursuivre des installations nouvelles. Toutefois, celles-ci devront être articulées avec une exigence de préservation des paysages.

  • Sur le plateau, le tourisme diffus pourrait devenir une activité porteuse, par une mise en valeur de l’existant et plus particulièrement du patrimoine bâti. L’eau pourrait être un thème touristique potentiel. Ceci nécessitera une meilleure valorisation des rivières et la création de plans d’eau. La rive droite du Rhône gagnerait à organiser un meilleur accès aux vélos.

Un travail sur l’offre d’hébergement sera à entreprendre pour permettre le séjour d’une clientèle qui actuellement ne fait que passer.

  1.  
    1. L’état des lieux du territoire

      1. Points faibles :

  • En vallée, l’agriculture souffre d’une pression foncière croissante. Le nombre d’agriculteurs serait en baisse.

  • En montagne, les terres plates et mécanisables sont rares

  • La forêt est morcelée et de ce fait, l’entretien y est insuffisant.

  • L’approvisionnement en eau est un défi pour les petites communes qui ont des difficultés à conserver leur autonomie.

  1.  
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      1. Points forts :

Les paysages, les richesses naturelles et le cadre de vie sont de vrais atouts de ce territoire.

 

  1.  
    1. Les attentes vis-à-vis du SCoT

      1. Position sur le SCoT :

Le SCoT est apparu comme une opportunité pour mettre en valeur le territoire et s’organiser face aux voisins pour aller vers un meilleur équilibre dans la répartition des richesses.

  1.  
    1.  
      1. Les dispositions à envisager dans le SCoT :

  • Préserver les sites panoramiques,

  • Entretenir les chemins piétons,

  • Introduction du vélo,

  • Garder un juste équilibre entre habitat et espaces naturels, agriculture et habitat,

  • Mise en valeur touristique de la rivière droite,

  • Valorisation des rivières,

  • Renouvellement des forêts,

  • Organiser l’accès au fleuve par les activités du bois.

 

 

  1. synthese transversale aux 4 ateliers

Cette 5ème partie propose une lecture transversale des contributions de chacun des 4 ateliers en mettant l’accent sur les points qui nous sont apparus les plus significatifs pour la suite de la démarche. Si les 4 compte rendus visent à l’objectivité, cette 5ème partie est plus orientée sur l’interprétation et le questionnement.

  1.  
    1. quelle vision actuelle du territoire ?

Une vision à l'échelle plus communale que de bassin de vie

 

Dans les débats, l’approche du territoire SCoT s’est faite fait de façon dominante par le prisme de la commune. Pour certains sujets, comme la santé, la culture, le besoin de mutualiser, de faire jouer la cohérence et la solidarité territoriale est bien appréhendé. Pour d'autres, comme l'habitat, ce n'est pas le cas.

 

S’il est légitime que les élus présents s’expriment au nom de leurs communes, une trop forte surdétermination de la référence à sa commune peut être un frein à la conduite des travaux.

Il paraît important de rechercher une cohérence au niveau EPCI. Pour la suite des travaux, il s'agira également de distinguer ce qui relève des différentes échelles de territoire (bassin de vie, pôle de centralité, etc.).

 

Une tendance à opposer urbain et rural

 

Il se dégage une volonté de souligner d’une part les fragilités des petites communes rurales du plateau et d’ autre part l’inégalité et le déséquilibre entre urbain et rural dans la vallée. Cette catégorisation de l’espace entre communes rurales et communes urbaines n’est elle pas trop réductrice ? les échanges n’ont-ils pas conduit à une sur représentation des problématiques rurales qui a eu pour conséquence d’ envisager la relation urbain/rural du point dans un seul sens ?

 

Un pôle urbain fort qui doit gagner sa place

 

Il est à noter une convergence affirmée sur l’importance d’Annonay mais aussi une crainte du trop grand poids des centralités urbaines, voir de l'absorption par Annonay des prochains droit à bâtir .

Sans aucun doute Annonay joue pleinement son rôle de centralité, mais ne s’agirait il pas aussi de mieux préciser ce qui est attendu d’Annonay  et d’identifier les conditions à réunir pour qu’Annonay continue à jouer cette fonction de centralité dans l’intérêt du bassin et de chaque commune ?

 

Un enclavement relatif malgré une géographie défavorable

 

Sauf pour les petites communes de l’arrière pays  même s’il a été envisagé que pour certaines entreprises le temps d’accès à l’autoroute pouvait être encore trop long, et géné par des « points noirs » (pont rail de Chanas, etc.)

 

Une culture insulaire pénalisante pour le projet de développement ? 

 

Plus que sur d’autres territoires proches du couloir rhodanien, la question des interdépendances avec les territoires voisins est assez peu évoquée.

L’importance donnée à ce qui fait différences, ce qui sépare peut apparaitre comme un frein dans la construction d’un projet à 20 ans. Le risque serait en effet de fixer dans le temps des différences qui ne sont pas toutes des atouts.

La dynamique de développement devrait passer par un travail sur les liens, les interdépendances, les échanges. Si la dépendance croissante avec le couloir rhodanien a bien été abordée, si les concertations en cours avec la Drôme ont été évoquées, ces initiatives semblent encore peu connues du plus grand nombre.

 

Une hésitation à passer du sectoriel au global ?

 

Les échanges au sein des ateliers ont mis l’accent sur des catégories, de populations ou de territoires (le rural, la ville, les personnes âgées, les jeunes, les populations fragiles, l’habitat locatif ou pavillonnaire)…. mais, à ce stade de la démarche, les liens et articulations entre ces différentes catégories de problématiques, ont été peu évoqués (concurence entre protection des terres mécanisables de montagne et urbanisation, lien entre logement des personnes âgées et diversité de l'habitat, etc)

La Vision globale, transversale de la vocation du territoire ne resterait elle pas à affiner ?



  1.  
    1. quelles perspectives pour le territoire à moyen-long terme ?

Des forces pour se projeter, mais un défaut de confiance dans la méthode ?

 

Les débats ont mis en évidence des éléments de fragilité mais aussi de force :

> des fragilités économiques, géopolitiques, ‘intellectuelles’

> une conscience de ses forces : qualité de vie, niveau d’offres en services, l’importance de facteurs identitaires que sont l’industrie, les espaces, les paysages, la disponibilité foncière

 

Pour autant, il se dégage de ces échanges, un défaut de confiance sur la fiabilité des initiatives, comme si on répétait sans cesse les même constats sans être en mesure de passer à l’opérationnalité ?



Des attentes sont exprimées, et sont à discuter au long de la démarche SCoT:

  • la croissance démographique : une nécessité mais pas forcément une volonté organisée

  • le tourisme : un secteur à développer – la culture : un vecteur d'image positive

  • un modèle de développement alternatif à la vallée qui va chercher les complémentarités

  • une forte demande de développement industriel - le service : une activité annexe de l’industrie

  • des attentes pour une valorisation des ressources naturelles plus dans une perspective citoyenne que marchande

  • des attentes par micro territoires (ne pas fragiliser les petites communes) avec une vision globale à développer

  • une amélioration de l’offre de transport collectif

  • une valorisation du haut débit

  • une mutualisation des services à la population

  • des réponses au logement des jeunes/personnes agées/toutes catégories sociales


 

  1.  
    1. quelles perceptions de la démarche SCoT ?

la tendance dominante : plutôt un exercice visant à optimiser les bonnes pratiques, à atténuer les handicaps mais peut être moins une opportunité pour la mise en œuvre projet nouveau

Des points de vigilance à avoir :

  • une occasion de fixer dans le marbre des règles qui nous conviennent ce qui peut être à double tranchant

  • une source de perturbations dans la phase de transition, à un moment où l’on révise les PLU.

  • le sentiment d’une approche technocratique qui ferait perdre en liberté d’actions et pourrait susciter une position défensive dans la construction du SCoT

  • une crainte de perte de contrôle, de remise en cause de l'existant, de se faire absorber par les Rives du Rhône

 

Des ressorts de développement

  • une occasion de passer d’une approche communale à une approche supra communautaire sur des problématiques lourdes comme les déplacements, le logement, le social mais aussi les équipements sportifs, culturels

  • une opportunité pour de nouvelles aventures spatiales avec les Rives du Rhône, véritable occasion de formaliser le projet spécifique au territoire

  • un cadre de travail pour rendre plus facile le travail en complémentarité et non en concurrence avec les territoires voisins.

 

Le rapprochement avec le SCoT des Rives du Rhône

Des motifs d'adhésion à stabiliser :

- une nécessité pour rejoindre des espaces porteurs et trouver des complémentarités nécessaires

- une opportunité d'affirmer un autre modèle

- un rapprochement offensif pour rééquilibrer les comptes

 

Des facteurs de résistance :

 

- une prudence marquée par rapport aux normes des Rives du Rhône

- une crainte d'être absorbé

 

Des besoins :

  • d'être informé sur le projet des Rives du Rhônede comprendre le processus de fusion pour

  • pouvoir être acteur de la démarche

 

  1.  
    1. quelles préconisations en termes de planification et d’aménagement?

  • une réduction des mitages

  • une meilleure prise en compte des mixités sociales et générationnelles

  • une alternative au pavillonnaire

  • la reconquête des centres

  • un rapprochement des logiques habitat/emploi

  • de meilleures articulations entre ville centre et ses périphéries

  • des connexions renforcées avec l’axe rhodanien

  • la prise en compte du schéma haut débit Drôme - Ardèche

  • une amélioration du réseau routier secondaire

  • une ressource en eau à sécuriser

  • une agriculture à préserver par une maitrise du foncier

  • une meilleure articulation habitat/paysage

  • un élargissement des zones d’activité

  • un mode d'habitat attractif pour de nouveaux habitants, adapté aux paysages ruraux et peu consommateurs d'espace

 

 

Il paraît intéressant de relever également certaines thématiques qui ont été peu abordées dans les débats. Les causes en sont multiples, et la vastitude des thèmes d'atelier notamment est une partie de l'explication.

> le patrimoine bâti

> la convivialité, le vivre ensemble, composante sociale du développement durable

> les déplacements doux

> autres : à définir

 

 

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